Gabriel Bender, in L’identité saviésanne, Editions de la Chervignine, 2017, p. 26. « Des naïfs ont cru que l’identité locale était acquise une fois pour toute. Qu’elle se transmettait à la naissance avec le lait maternel et le carnet d’épargne. Qu’elle était là une fois pour toute. Il n’en est rien non plus. Il ne suffit pas de connaître son arbre généalogique et celui des voisins, ni d’être à l’aise dans les branches et les lignées comme un écureuil cachant son butin. Chaque expérience, de la plus infime à la plus géniale, participe et modifie le tout. L’identité se reconstruit chaque jour. C’est un honneur et une grande responsabilité. Savièse est donc la somme de toutes les destinées particulières, de toutes les vies qui se combinent ici, de tous les croisements, de tous les métissages.
On ne naît pas Saviésan, on le devient par les chants partagés, le vin partagé, les gestes partagés. C’est le travail d’une vie et l’objet de cet ouvrage.